Les différentes formes de violences
Violence par (ex-)partenaires
On parle de violence par partenaire ou ex-partenaire lorsque, dans un couple (ou un ex-couple), l’un prend le pouvoir sur l’autre dans plusieurs aspects de sa vie. On pense souvent, à tort, que ces violences sont principalement physiques.
Violence sexuelle
Tout acte ou comportement à connotation sexuelle réalisé sans le consentement d'une personne est une violence sexuelle. Des violences sexuelles peuvent être imposées même lorsqu'il n'y a pas de contact physique.
Cyberviolence sexiste et sexuelle
Les cyberviolences regroupent toutes les formes de violences qui sont exercées via des outils numériques comme les applications, les réseaux sociaux, les jeux vidéo, etc.
Harcèlement sexiste et sexuel
Le harcèlement est une forme de violence verbale, physique ou psychologique. On parle de harcèlement sexuel ou sexiste lorsque ces violences sont liées à des comportements ou des actes à connotation sexuelle ou basés sur le sexe.
Mutilation génitale féminine
Les mutilations génitales féminines sont connues également sous le nom d’excision ou d’infibulation.
Mariage forcé et violence liée à l'honneur
Les violences liées à l’honneur sont des infractions commises pour préserver l’honneur perçu d’un individu, d’une famille ou d’une communauté. Le mariage forcé désigne un mariage imposé par des menaces, pressions ou contraintes.
Violence économique
Les violences économiques regroupent des comportements qui causent un dommage financier et réduisent ou empêchent l’autonomie financières des victimes. Elles sont principalement exercées dans le cadre des violences par partenaire ou ex-partenaire.
Violence dans les relations amoureuses chez les jeunes
La violence dans le couple concerne aussi les jeunes. Victimes, professionnel·les, auteurs et proches trouvent ici des réponses à leurs questions.
Violence gynécologique et obstétricale
“Dans l’intimité d’une consultation médicale ou d’un accouchement, des femmes sont victimes de pratiques violentes ou pouvant être perçues comme telles. Il s’agit d’actes non appropriés ou non consentis [...].” (Commission Européenne, Résolution 2306, 201
Dans cette prise en charge, le compagnon de cette jeune femme ne levait plus la main sur elle depuis plusieurs années, depuis sa condamnation en justice pour coups et blessures sur elle, mais il exerçait depuis, un tel harcèlement moral jusqu'à lui dire tous les jours, plusieurs fois par jour "suicide-toi". ( Témoignage issu de "Le terreau des traumas. Comprendre et agir face aux violences conjugales et sexuelles", asbl Brise le Silence & asbl Maison Plurielle).
Céline, psychologue | Violence psychologique, harcèlement, violence par partenaire.
Nous rencontrons régulièrement des personnes empreintes de honte et de culpabilité. Nous travaillons, de manière symbolique, à rendre ce poids qui ne leur appartient pas. ( Témoignage issu de "Le terreau des traumas. Comprendre et agir face aux violences conjugales et sexuelles, asbl Brise le Silence & asbl Maison Plurielle)
Céline, psychologue | Violences sexuelles
J'ai été agressée sexuellement par mon oncle et aussi par mon père. Je n'ai rien dit, car on m'a menacée. J'ai tout oublié. Le traumatisme est venu après, quand je me suis réveillée de mon amnésie à 42 ans. (Témoignage issu de "Le terreau des traumas. Comprendre et agir face aux violences conjugales et sexuelles, asbl Brise le Silence & asbl Maison Plurielle")
Véronique | Inceste, violences sexuelles
La famille a explosé. Et ma famille personnelle également car j'ai divorcé lorsque je me suis réveillée de mon amnésie traumatique. A partir du moment où je me suis réveillée, j'ai voulu le voir du tout et j'ai écrit à ma famille, en disant ce que cet oncle est vraiment, parce que tout le monde le prenait pour un saint et le mettait sur un piédestal. Moi, je l'ai fait redescendre de son piédestal, car ce n'est pas juste, j'ai voulu rétablir la vérité car je ne pouvais plus porter plainte. (Témoignage issu de "Le terreau des traumas. Comprendre et agir face aux violences conjugales et sexuelles, asbl Brise le Silence & asbl Maison Plurielle")
Véronique | Inceste, violences sexuelles
Il me culpabilisait tellement que j'étais convaincue que j'avais provoqué la crise, que c'était de ma faute s'il avait réagi comme ça. Je me concentrais même très souvent à analyser comment je devais faire pour éviter une crise. (Témoignage issu de "Le Terreau des traumas. Comprendre et réagir face aux violences conjugales et sexuelles", asbl Brise le Silence & asbl Maison Plurielle)
Gwen | Violences conjugales, violences sexuelles
Mon père a toujours été nerveux dès qu'on le contrarie ou qu'on ne fait pas assez vite ce qu'il veut. Mais depuis qu'il est au chômage, ses colères dégénèrent souvent et plus fort qu'avant. Parfois les disputes me réveillent la nuit. Une fois, je me suis levé et j'ai entendu mon père qui hurlait sur ma mère. Le lendemain, maman a préparé notre petit déjeuner avec le sourire. Je ne sais pas trop ce que je dois faire. Elle arrive à tout cacher, c'est dingue. Je me dis qu'elle a honte. Je voudrais l'aider mais je ne sais pas comment.
Anonyme | Jeunes témoins de violences conjugales, enfants exposés
Il n'y a qu'à l'école que je n'ai pas peur. Mes parents se disputent souvent et il y a fréquemment des coups. Lorsque je quitte la maison le matin, je me demande ce qu'il va s'y passer. Parfois, j'y repense pendant les cours. Le soir, je suis souvent inquiet à l'idée d'ouvrir la porte. C'est la raison pour laquelle je ne reviens jamais avec mes copains à la maison. On ne sait jamais à quoi s'attendre. J'ai raconté tout ça à mon institutrice.
Anonyme | Jeunes témoins de violences conjugales, enfants exposés
Quand il a recommencé, je ne sentais plus mon corps. C’était comme si je devenais spectatrice de la scène. Je ne voulais pas rester dans ce corps paralysé, vide.
Leîla | 29 ANS | Violences sexuelles
Aller au poste de police après le premier viol n’était même pas une option… J’étais coincée dans cette idée selon laquelle j’étais à blâmer. Après le second viol, j’ai hésité… c’est difficile quand cela a lieu au sein d’une relation. Comment pourrais-je expliquer que quelques heures auparavant, nous avions eu une relation sexuelle consentie et que quelques heures après, c’était un viol ? Qui aurait pu me croire ?
Léna | Violences sexuelles, Violences entre (ex-)partenaires, Violences conjugales
Quand j'ai cherché du boulot, je n'avais pas d'expérience ni réseau professionnel. J'ai essayé de trouver du travail mais il me décourageait. Finalement, j'auto-sabotais moi-même mes demandes d'emploi. Il lui a pris une zine d'ouvrir une friterie, j'aimais bien le contact avec la clientèle mais je travaillais tout le temps, comme une forcenée, j'ai fait un burnout. Je gérais tout, je faisais tout pour les enfants. J'avais sa carte de banque mais je ne gardais rien pour moi. Je m'occupais de toute l'intendance, je ne prenais jamais d'argent pour moi, lui avait des belles voitures, c'étaient des Violences économiques mais je ne m'en rendais pas compte car j'avais sa carte bancaire.
Anonyme | Violences économiques, Violences conjugales, Violences entre (ex-)partenaires
Il m'a fallu beaucoup de temps pour partir, parce que financièrement je n'avais rien, il me cachait tout, je ne pouvais pas faire de virements. Je n'étais pas conseillée, notamment quand j'allais chez le notaire. Je n'avais pas de pension alimentaire, ni beaucoup d'aide. Il m'a fallu un an et demi pour me remettre de la séparation et je me suis dit, je n'ai rien eu de lui, pas d'aide financière pour ma faille. Mais maintenant c'est trop tard, je ne sais pas revenir en arrière.
Anonyme | Violences économiques, Violences conjugales, Violences entre (ex-)partenaires
Madame travaille depuis de nombreuses années et a acheté une maison avec son mari. Ce dernier a le contrôle de ses comptes bancaires. Il lui confisque l’entièreté de son salaire et a fait un ordre permanent pour le prêt hypothécaire à partir du compte de Madame, justifiant qu’il l'avait pris entièrement à sa charge durant ses premières années en Belgique. Monsieur devient de plus en plus violent verbalement et hurle sur elle et leurs jeunes enfants tous les jours. Lorsque Madame veut discuter de son autonomie financière, Monsieur la menace de tout lui prendre, y compris les enfants. Depuis plusieurs semaines, le couple fait chambre à part. Madame n’a pas les moyens de prendre un avocat. Elle a décidé de retirer les autorisations sur son compte bancaire ce mois. Elle craint l’embrasement de la situation dès qu’il l’aura remarqué.
Déborah | 38 ANS | Violences économiques, Violences conjugales, Violences entre (ex-)partenaires
Madame a emménagé avec son compagnon en août 2023, et a financé seule la caution locative, les charges, l’ensemble du mobilier neuf, le prêt bancaire auto de Monsieur et des frais d’assurances, les 3 premiers mois de colocation, pour un montant total de 14.000€ en 3 mois à peine. Quand Madame demande à Monsieur de contribuer aux frais, il lui demande de partir si elle ne trouve pas son compte, et que de toute façon, tous les meubles et le véhicule sont à son nom. Il a rapatrié tous les nouveaux meubles dans la chambre d’amis où il dort désormais et a changé les serrures.
Laurence | 41 ANS | Violences économiques, Violences conjugales, Violences entre (ex-)partenaires
Colette a 59 ans et est mariée depuis 3 ans. Elle ne cesse de subir quotidiennement les injures de son époux. Il a obtenu d’elle qu’elle lui verse tous les mois 1.150 € de son salaire. Dernièrement, ce dernier a également exigé de percevoir en cash 300 € de plus. Par ailleurs, il détient la carte bancaire de Madame et effectue les courses et dépenses courantes aux frais de celle-ci. Il garde sa pension de retraite à lui intacte et l’épargne au profit de ses 3 grands enfants issus d’une autre union. Il menace de renvoyer sa femme au pays si elle le dénonce puisqu’elle a moins de 5 ans de mariage.
Anonyme | 52 ANS | Violences économiques, Violences conjugales, Violences entre (ex-)partenaires, controle coercitif
Mes parents pensent que je ne suis pas une bonne fille, que je ne respecte pas leurs traditions et que je leur fait honte. Ils n’acceptent pas que je ne veuille pas porter le voile, que je veuille continuer mes études, avoir une profession, faire mes propres choix. A la maison, il y a trop de menaces, d’insultes envers moi. Il y aussi les coups de mon père et de ma mère. Je n’en peux plus. J’ai décidé de quitter la maison, j’aurai 18 ans dans un mois. En attendant, je me renseigne sur les aides que je peux avoir et je prépare mon départ.
Noria | 15 ANS | Violences liées à l'honneur